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  • JS Bergues
  • Courriel : joseszyma@gmail.com

Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
  • Courriel : joseszyma@gmail.com Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:36

 

Autrefois, dans notre région, les routes et les chemins étaient boueux et détrempés en hiver, et ne permettaient pas de manière fiable le transport des marchandises lourdes. On circulait certes à pied ou à cheval, mais pour les matériaux et les denrées, on utilisait des barques circulant sur les rivières et les canaux, louées aux bateliers à la demande.

Marguerite de Bourgogne se rend depuis la Flandre vers Saint-Omer par voie d’eau en 1480.

Les premiers services réguliers fluviaux pour voyageurs et marchaAvec le retour ndises se créent entre Saint-Omer, (porte du pays d’Artois et des pays plus au sud) et Bergues (reliée elle-même à Furnes, Bruges et les Pays-Bas, et Dunkerque). Cette première liaison fluviale est importante. Il y eut d’abord le bateau de marché (marship) qui permettait tous les samedis de se rendre au marché de Bergues. Ce service existait déjà au 16éme siècle. Un service quotidien est organisé depuis Saint-Omer dès 1699 vers  Wattendam (Watten) où il rencontrait la barque venant de Bergues par la Colme. Il y avait donc transbordement ! Pas simple, n’est ce pas ! Mais les Berguois et les Audomarois s’organisent si bien qu’en 1719 le trajet devient direct.

A la faveur de la création du canal de Dunkerque à Bourbourg et le Guindal où il rejoint l’Aa menant à Saint-Omer, on inaugure en 1679 la ligne Dunkerque - Saint-Omer. Si le transport fluvial est relativement confortable car sans chaos, il est lent… Les bateliers ne partent pas à l’heure, on s’arrête une heure et demi à Bourbourg (avant 1725 on s’y arrête même pour la nuit), on charge à tout bout de champ sur le trajet, le cheval de halage ne peut pas trotter car la barque est trop lourde, bref on part à 7 ou 8 heures le matin de Bergues et on arrive le  soir à Saint-Omer, quelquefois après la fermeture des portes de la ville ! .

Au 18éme siècle, on s’attaque aux abus de lenteur. On construit une digue de halage de Lowestel à Watten, on fabrique des bateaux plus légers avec quille, les chevaux seront deux et relayés cinq fois, bref on gagne une demie journée. Une barque circule dans chaque sens avec de 5 à 25 personnes à bord sans compter les marchandises. Le monde évolue sans cesse. A la même époque on construit de vraies routes entre Dunkerque et Lille, la première par Ypres en 1700, et la seconde en 1759 par Cassel et Armentières. Le trafic des voyageurs comme des marchandises est absorbé. Les carrosses d’eau persisteront pour les autres destinations jusqu’au 19ème siècle.

Les transports par voie fluviale ont toujours été organisés par les villes, soucieuses de leur prospérité économique et commerciale. Elles n’ont jamais accepté l’entremise du roi ou de l’Etat. Compte tenu des aménagements nécessaires, comme l’entretien des voies navigables et des bateaux, ces transports n’étaient pas rentables. Ils ont néanmoins contribué aux échanges et donc au développement de notre région, à son paysage et son image.

 

Ecrit d'après Justin de Pas (1907) par Eveline Lelieur avec le soutien de Claude Collache et des Archives de Dunkerque

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