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Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 07:59

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Par Rodolphe Geisler
08/02/2011 | Mise à jour : 07:30
Réactions (61)
Cécile Duflot, le 29 janvier à Paris, lors du conseil fédéral qui rassemble les cadres d'Europe-Écologie-Les Verts.
Cécile Duflot, le 29 janvier à Paris, lors du conseil fédéral qui rassemble les cadres d'Europe-Écologie-Les Verts. Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro

La patronne des écolos a entamé, la semaine dernière, un tour de France pour soutenir ses candidats aux cantonales. 

De notre envoyé spécial à Dijon et Pontarlier

Ce jour-là, dans le TGV pour Pontarlier, Cécile Duflot est de bonne humeur. «J'ai demandé aux copains de me préparer un fromage Mont-d'Or» glisse-t-elle avec une gourmandise non feinte. «C'est mon côté chiraquienne: la première chose que je regarde sur le programme, quand je me déplace, c'est où on mange et qu'est-ce qu'on mange», confie, un brin d'ironie dans la voix, la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV).

Tout labeur mérite récompense: d'ici au premier tour du scrutin des cantonales du 20 mars, la patronne des écolos a en effet programmé pas moins de trois déplacements par semaine en province. «Mon côté mitterrandienne», poursuit-elle cette fois. Elle l'assure: «Moi, je ne fais pas de la politique parisienne. Comme Mitterrand en son temps, je laboure la France.» L'enjeu est de taille. Pour la première fois de leur histoire, les écologistes sont en mesure de se présenter «en autonomes» quasiment partout pour les cantonales, où ils auront quelque 1500 candidats. Des accords ont été conclus dans seulement vingt-quatre départements. Soit avec le PS, comme dans les Côtes-d'Armor, soit avec Cap 21, comme en Côte-d'Or.

Officiellement, Cécile Duflot ne veut pas avancer de chiffres. Tout au plus, reconnaît-elle du bout des lèvres, envisager «de sabler le champagne, si on double nos élus». En mars, 13 conseillers généraux, sur un total de 24, sont renouvelables. En fait, dopés par leurs scores aux européennes de 2009 (16%) et aux régionales de 2010 (15%), les écolos rêvent de s'installer durablement comme troisième force politique de France. «Voire de devenir majoritaires», veut-elle encore croire. «Preuve que l'écologie politique gagne du terrain, pour les cantonales, nous avons même des candidats agriculteurs! Il y a quelques années, ça aurait été impensable. Ils auraient eu trop peur de se faire aligner par leurs voisins», observe-t-elle.

À Dijon, où elle prend la pose pour des photos avec des candidats locaux sur une péniche, elle assure encore que le scrutin des cantonales, le dernier avant la présidentielle, sera un «test». «Oui ou non, serons-nous capables de reproduire un vote d'envie comme aux européennes?» demande-t-elle, tout en admettant que «la partie sera plus difficile, car l'UMP cherche à dépolitiser» cette échéance.

Pour autant, prévient Duflot, les écolos ne s'effaceront pas derrière le PS, même pour faire basculer des départements de droite: «L'objectif n'est pas de faire élire le plus de socialistes pour prendre des départements. Mais de faire élire le plus d'écologistes. Il n'y aura donc pas de désistement automatique en faveur du PS. Les socialistes ont du mal à s'y habituer, mais c'est comme ça!» Rodée aux rapports de forces dans les exécutifs locaux, Duflot, qui est présidente du groupe écolo à la région Ile-de-France, le répète: «Après le “ni droite ni gauche” des années Waechter, puis un coup de balancier à gauche, aujourd'hui, l'objectif est de reconquérir l'autonomie politique de l'écologie.»

 

«Je travaille pour le collectif»

 

Invitée lundi soir du «Talk Orange-Le Figaro», elle a évoqué le sondage du JDD qui placerait, pour la présidentielle, Nicolas Hulot très au-dessus d'Eva Joly. Refusant d'indiquer sa préférence pour l'un ou l'autre, elle a expliqué que son «rôle de secrétaire nationale est de les faire dialoguer» et s'est dite «furieuse contre de récentes déclarations de leurs supporteurs». «Moi, je travaille pour le collectif. C'est la théorie du paquebot. On se fixe un cap, on s'y tient, et on fait monter le plus de monde possible dans le bateau», tranche-t-elle.

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Published by JS Bergues - dans Cantonales 2011
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commentaires

Xavier 10/02/2011 22:38


Bien ! L'autonomie politique de EELV est nécessaire, et les accords de second tour doivent reposer sur des accords programmatiques clairs, précis, écrits, publiés. Le désistement ne doit (en effet)
pas être automatique, et doit pouvoir exister aussi lorsque EELV est en tête au premier tour à gauche. C'est possible !
Pour autant, il ne s'agit pas de clamer "ni droite ni gauche", car je ne peux imaginer des accords entre EELV et l'UMP ou le centre-droit.