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  • JS Bergues
  • Courriel : joseszyma@gmail.com

Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 16:14

03.04.2012

Porcherie industrielle - lettre ouverte aux candidats à la députation

Aux candidats de la 14ème circonscription du Nord,

La problématique des porcheries industrielles, interpelle de nombreux citoyens depuis 2008.

Les derniers propos de Mr Bollengier (vice-Président de la FDSEA), repris dans la Voix du Nord de Dunkerque de ce 02 avril sur les porcheries industrielles, laisseraient à penser que le procédé de séchage des lisiers (obligatoire en Flandre en Belgique) ne serait qu’une question d’odeur !?

En réalité la différence majeure entre une matière sèche et liquide à l’épandage, réside pour la première dans sa faculté à se rendre moins lessivable que la seconde lors de la saison des pluies. C'est-à-dire que le nitrate d’un lisier sec et compacté à moins de chance de se retrouver dans la rivière que celui qui est liquide. Et celà vaut également pour les lisiers entérrés, car chez nous le fond argileux des sols ne permet pas aux nitrates de s'échapper vers les "profondeurs", mais l'aménent à ruisseler vers les rivières.

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Les nitrates de ce lisier sec ont moins de chance de se retrouver dans la rivière
que leur homologue liquide.

De plus sous forme seche les apports en matière organique sont mieux gérés et plus fins que sous forme liquide. Encore une fois la sensiblité aux pluies et la nature des sols argileux joue un rôle dans ce cas.


Ce 02 avril nous avons appris qu’une troisième enquête publique concernant l’extension de l’élevage de Mme Foort porterait celui-ci à 3 581 équivalents porcs.
Avec les projets de Mr Debeer (1 890) et de Mr TOP (1 407) en l’espace de trois mois sur Hondschoote les projets déposés passent la capacité à 6 878 porcs. Soit environ 10 000 tonnes de lisier par an.

Des exemples de production de biogaz existent par exemple le Mené en Bretagne où 33 000 tonnes de lisier fournis durant toute une année, participent à la production de 14,4 gigawattheures (GWh) de chaleur, 6 800 tonnes d’engrais et 13,8 GWh d’électricité (équivalents à 4 000 foyers de 4 personnes hors chauffage). Et chez nos voisins belges des sites de méthanisation sont très nombreux.

Nous invitons plutôt Monsieur Bollengier à employer toutes ses forces pour fédérer les agriculteurs, la population et les élus de nos communes autour d’un projet d'avenir de valorisation des effluents d’élevage en coopérative. C'est un partenariat d'avenir, gagnant-gagnant pour les habitants et notre environnement.

Il en va de même pour les élus de la majorité municipale de la Commune d’Hondschoote. Car pour mémoire, des projets respectant les normes des services de la préfecture de région se sont avérés au final déboutés par le tribunal administratif, notamment sur la préservation de la ressource en eau de nos voisins belges. Qui va payer au final ? M. SAISON ou les habitants de la commune d’Hondschoote

Mesdames et Messieurs les candidats à la députation, quel est votre programme en ce domaine au niveau nationale et sa déclinaison locale ?

Jean Deroi - Collectif Bambecquois

 

 

 

Réponse à la lettre ouverte de M. DEROI au nom du collectif bambecquois.

porcheries Industrielles

Durant l’été 2011, l’amendement du député UMP breton Le Fur, soutenu par son collègue du Nord Jean Pierre DECOOL (14ème circonscription) qui proposait un allégement des conditions d'installation ou d'extension d'élevages de porcs et de volailles, en relevant notamment de 450 à 2 000 places le seuil à partir duquel une porcherie serait soumise à une autorisation, avait été rejeté lors du débat sur la loi de modernisation agricole. Cette proposition de ces députés UMP fut considérée comme une véritable provocation avec les associations et mouvements politiques écologistes.

Cet amendement rejeté fut transformé en fin d’année  en un décret relatif au "regroupement et à la modernisation" des élevages ; il fut bien signé par le 1er ministre Fillon. Le gouvernement restait dans la droite ligne de "l'environnement, ça commence à bien faire".

Ceux qui voudront regrouper, étendre leurs élevages pourront le faire sans contrainte.
Ce décret aboutit à priver le public et les conseils municipaux de toute information environnementale et de tout avis sur les projets de regroupements qui échapperont dorénavant à l’enquête publique. Avec ce décret, on n'est pas prêt  d'atteindre le bon état écologique des eaux pourtant imposé par Bruxelles pour 2015.
Le dossier des élevages porcins industriels en Flandre intérieure dans le Bassin de l’Yser est aigu au regard des impacts de ce type d’installations agricoles sur l’environnement et donc sur la qualité de vie des habitants de cette région.

L’Yser peut continuer de couler tranquillement (quand elle ne déborde pas) et de proposer aux populations belges une eau potable nitratée comme il se doit. Depuis le Grenelle de l’Environnement (!!!), les représentants de l’Etat, qu’ils soient en Flandre, en Bretagne ou ailleurs, enjoignent les collectivités locales à améliorer leurs cours d’eau (SDAGE) et parallèlement autorisent l’installation ou l’extension de porcheries industrielles générant du lisier et donc une pollution aux nitrates.

La production porcine en Flandre n’aura d’avenir que si elle se déleste de la logique intenable du toujours plus et ce au profit d’un mode d’élevage limitant aux maximum les effluents et fournissant prioritairement le marché régional et non plus l’agro-industrie.

Elu député de la 14ème circonscription du Nord, je soutiendrai une loi ou la proposerai de développement de l’élevage herbager s’appuyant sur un appui aux races locales ; cette loi proposera également une fiscalité, des mécanismes financiers favorables aux agriculteurs s’engageant dans des pratiques biocompatibles et donc en effet miroir des taxes sur le principe du pollueur / payeur (taxes sur les nitrates, redevances sur les pesticides et l’irrigation intensive, variation de la TVA sur les produits écologiques et sur les polluants). Une éco-conditionnalité des aides publiques sera également proposée. Je soutiendrai également les initiatives visant à développer la méthanisation agricole ; la disponibilité d’énergie thermique produite par la méthanisation permet d’envisager la déshydratation d’une partie des digestats pour un transfert de la fraction solide ailleurs que sur le site de l’élevage

 

José SZYMANIAK, Maire-Adjoint de Bergues

Candidat EELV – 14ème circonscription du Nord

 

 

 

 

 

 

 

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Published by JS Bergues - dans LEGISLATIVES 2012
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