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  • JS Bergues
  • Courriel : joseszyma@gmail.com

Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:06

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/08/31/deja-comme-un-parfum-de-2012.shtml

Publié le mercredi 31 août 2011 à 06h00 - SÉBASTIEN LEROY > sebastien.leroy@nordeclair.fr

La présidentielle, c'est en mai 2012. Mais la campagne est d'ores et déjà lancée, avec une première échéance: la primaire à gauche.Photo Archives

 

La présidentielle, c'est en mai 2012. Mais la campagne est d'ores et déjà lancée, avec une première échéance: la primaire à gauche.Photo Archives

 

La séquence politique qui s'ouvre sera résolument pré-présidentielle. Y compris dans la région qui compte déjà deux candidats déclarés avant, peut-être, Jean-Louis Borloo. Première étape en octobre avec la primaire à gauche.


La gauche à l'épreuve de la primaire. Les dimanches 9 et 16 octobre, les citoyens de gauche sont appelés à désigner le candidat socialiste à la présidentielle. Même si se prêter au jeu des pronostics est pour le moins hasardeux en l'absence de connaissance du corps électoral, la seule force militante (entre 15 000 et 20 000 personnes dans la région) devrait permettre à Martine Aubry d'arriver en tête au soir du premier tour dans le Nord - Pas-de-Calais. En outre, une majorité de parlementaires, les deux présidents des conseils généraux et les deux patrons des fédérations ont pris position pour le maire de Lille.
Outsider dans la région, François Hollande, qui a débuté sa campagne en juin à Boulogne-sur-Mer et se trouvait dans le bassin minier le jour de la déclaration de candidature de Martine Aubry, sait toutefois pouvoir compter sur de solides soutiens lui aussi : Daniel Percheron, Bernard Derosier, Michel Delebarre et Bernard Roman notamment. Ce qui fait dire à ce dernier qu'il y aura sans doute des « variations géographiques », y compris dans le bastion aubryste.

En attendant octobre, la logistique se prépare dans les fédérations. Il sera possible de voter dans 385 bureaux dans le Nord et environ 190 dans le Pas-de-Calais. Seules conditions : être inscrit sur les listes électorales, s'acquitter d'un euro et signer une charte d'adhésion aux valeurs de gauche.

Dans le Pas-de-Calais, les organisateurs de la primaire ne se risquent pas à rendre public un objectif précis de participants. Dans le Nord, on table « sur une moyenne de 100 à 150 votants par bureau, soit entre 40 000 et 60 000 personnes ». Reste encore un important travail d'information, ne serait-ce que sur le lieu de vote, à accomplir si le PS escompte lancer une réelle dynamique pré-présidentielle pour le vainqueur et s'éviter le reproche d'un candidat désigné essentiellement par le sérail militant.

Borloo attendu à l'automne. Le Valenciennois, qui fera sa rentrée à l'occasion de l'université d'été de l'Alliance républicaine écologiste et sociale dans dix jours, doit donner sa décision dans les prochaines semaines. Ira ? Ira pas ? Si l'ancien ministre se lançait, au risque comme certains à droite le pensent de provoquer un 21 avril à l'envers, il serait le troisième « Nordiste » candidat déclaré avec Martine Aubry et Marine Le Pen. Jean-Louis Borloo semble en tout cas déterminé à porter les valeurs de la famille centriste. Mais sur ce créneau, il y a déjà du monde...

Législatives : on discute déjà. C'est un horizon plus lointain, mais les législatives de juin 2012 se préparent dès à présent, notamment à gauche où les tractations vont s'accélérer au lendemain de la primaire. L'enjeu : quelle place pour les partenaires du PS, notamment écologistes, qui revendiquent davantage de circonscriptions au regard de leur poids électoral grandissant depuis deux ans ? En coulisses, on parle toujours d'un accord possible sur la deuxième circonscription du Nord, celle de Bernard Derosier, au profit de l'écolo Éric Quiquet. En revanche, les espoirs d'Europe Écologie-Les Verts dans le secteur roubaisien risquent fort d'être douchés.

À droite, Bernard Gérard, patron de la fédération UMP du Nord, indique que « le travail de réflexion a commencé pour les investitures mais nous prenons les étapes les unes après les autres. D'abord les sénatoriales... » Le député-maire de Marcq-en-Baroeul dévoilera son plan de bataille au cours d'un point presse demain. L'enjeu est de taille : il s'agit de retrouver les faveurs de l'électorat nordiste qui avait majoritairement voté Sarkozy en 2007.

Conseil régional : du mouvement en fin d'année. Conséquence des élections sénatoriales et des nouvelles règles au PS en matière de non-cumul, un certain nombre de conseillers régionaux vont quitter l'hémicycle après ce scrutin. Et non des moindres : Dominique Bailly, président du groupe PS, Delphine Bataille, vice-présidente chargée des sports, et René Vandierendonck, missionné sur le renouvellement urbain et les crédits européens, démissionneront en cas d'élection au Sénat. En outre, Bernard Roman, « Monsieur Finances » à la Région, partira une fois investi aux législatives en décembre. De quoi faire monter de nouveaux noms à l'exécutif, à l'instar d'un Michel-François Delannoy, jusque-là en retrait au sein de l'assemblée régionale. À suivre.

Sénatoriales : la gauche régionale veut participer à un basculement historique

Le 25 septembre, on connaîtra les visages des 18 nouveaux sénateurs de la région, élus pour six ans. Pour la gauche, il s'agit d'avoir un maximum d'élus pour faire basculer pour la première fois le Sénat. La droite, elle, veut limiter la casse.Dans le Nord. 5 678 grands électeurs sont appelés à renouveler à la proportionnelle onze sièges. En 2001, le PS, qui avait fait alliance avec les Verts, avait recueilli quatre sièges, le PCF en avait glané deux et trois listes de droite (sur six à l'époque) s'étaient partagées les cinq sièges restants. La donne qui sortira des urnes le 25 septembre pourrait modifier sensiblement le paysage sénatorial du Nord. Le PS a réussi un rassemblement plus large qu'il y a dix ans, incluant radicaux et chevènementistes et toujours avec l'écolo Marie-Christine Blandin. De plus, les résultats des élections locales depuis 2007 garantissent un nombre a priori un peu plus important de grands électeurs à la gauche.A contrario, la droite part presque aussi divisée qu'en 2001 avec, à ce jour, quatre listes (Legendre, Lecerf, Türk et Legrand), peut-être six si Joël Wilmotte à Haumont et Gérard Vignoble à Wasquehal décident de se lancer. Conséquence de la dispersion : la droite pourrait perdre au moins un siège dans l'opération. Si bien qu'il n'est pas impossible que les sortantes Valérie Létard ou Sylvie Desmarescaux en fassent les frais.À moins que les grands perdants ne soient les communistes, divisés eux aussi entre une liste officielle menée par Éric Bocquet et une dissidente conduite par le sortant Ivan Renar : ils pourraient passer de deux à un siège. La sortante Michelle Demessine (deuxième de la liste Bocquet) est donc, elle aussi, menacée dans le Nord où les divisions ne font décidément pas les affaires des femmes.Le FN présente aussi une liste, menée par l'Armentiéroise Nathalie Acs et le Dunkerquois Philippe Eymery, sans grande illusion.Résultat, Michel Delebarre qui endosse la succession de Pierre Mauroy comme tête de liste PS, se met à rêver : « Cinq sièges seraient légitimes, six positifs, sept montreraient que nous avons un vent très favorable dans le dos pour faire basculer le Sénat à gauche, ce qui serait historique et porteur en vue de la présidentielle. » Dans le Pas-de-Calais. Sept sièges sont remis en jeu à la proportionnelle par 3 880 grands électeurs. En 2001, le PS et la droite avaient fait jeu égal (trois sièges chacun), un élu communiste complétant l'attelage sénatorial.Cette année, la liste PS, menée par Daniel Percheron qui brigue un quatrième mandat, mise aussi sur les actuels députés Catherine Génisson (2e ), Jean-Claude Leroy (3e) et Odette Duriez (4e). Un dernier siège compliqué à aller chercher, notamment faute d'accord avec Europe Écologie-Les Verts qui présente une liste menée par le maire de Norrent-Fontes, Marc Boulnois.À droite, contrairement au Nord, la discipline règne à peu près : une liste d'union MoDem-UMP menée par le maire d'Arras, Jean-Marie Vanlerenberghe, et la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, tentera de conserver ses trois élus en complétant le tableau avec Jean-François Rapin, maire UMP de Merlimont. Mais il faudra aussi composer avec une liste Nouveau Centre.Le PCF essaiera, lui, de conserver son siège avec Dominique Watrin comme tête de liste. Dans le Pas-de-Calais, les lignes devraient assez peu bouger.wS.L.

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Published by JS Bergues - dans Vie politique
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