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  • JS Bergues
  • Courriel : joseszyma@gmail.com

Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
  • Courriel : joseszyma@gmail.com Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:54

LEMONDE.FR | 25.01.12 | 11h04 • Mis à jour le 25.01.12 | 13h31

 

 

Eva Joly, le 17 décembre 2011, à Paris.

Eva Joly, le 17 décembre 2011, à Paris.AFP/MIGUEL MEDINA

 

Ras le bol d'être assimilés sans cesse à la seule défense des pâquerettes et du monde animal. Les écologistes ont beaucoup travaillé, et ce depuis des années, sur les questions économiques : croissance, chômage, économies d'énergie bien sûr, mais aussi diminution de la dette et redressement de la balance commerciale. Un travail effectué en pure perte pour le moment, puisque, dans l'opinion, si l'idée de transaction énergétique n'a cessé de marquer des points, celle d'une véritable économie verte fondée sur une croissance positive et des créations d'emplois ne convainc guère.

Conscients d'être dans une campagne électorale dominée par la réponse à apporter à la crise, les écologistes, évidemment soucieux de ne pas se laisser marginaliser, ont souhaité montrer que leurs propositions tenaient la route. Comme l'explique le député européen Pascal Canfin, l'expert économique d'Eva Joly, qui a travaillé sur le "budget vert", l'idée est de montrer que "les politiques écologiques sont meilleures pour l'économie et meilleures pour la planète".

Ils ont donc soumis le projet de budget présenté à la presse par Eva Joly le 4 octobre 2011 à quatre économistes de l'OFCE, sans lien avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV), pour mission de mesurer l'impact macro-économique d'un tel budget.

Les résultats de l'étude sont assez concluants. Les mesures budgétaires proposées par Eva Joly (réorientation de la fiscalité vers la fiscalité environnementale, avec l'instauration d'une contribution climat-énergie, augmentation des dépenses d'investissements publics, notamment dans les filières vertes et la construction de logements neufs, relèvement des prélèvements obligatoires sur les hauts salaires et les revenus du capital) constitueraient, selon les quatre économistes auteurs de l'étude, un modèle efficace pour sortir de la crise.

BON POiNT

Comparé au budget de référence, qui est celui adopté par le projet de loi de finances de septembre 2011, et en considérant que les budgets suivants seraient identiques, l'instauration d'un "budget vert" permettrait la création de 400 000 emplois supplémentaires à l'horizon 2015. Ces créations d'emplois supplémentaires permettraient une baisse du taux de chômage à 8,3 % en 2015.

Par ailleurs, l'augmentation progressive de la fiscalité écologique couplée au plan d'économies d'énergies permettrait une baisse des émissions des gaz à effet de serre. La baisse des émissions de CO2 serait de 32 % d'ici à 2020, ce qui permettrait d'atteindre les objectifs préconisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

EMPLOIS VERTS

Un bon point également pour les écologistes en ce qui concerne la diminution de la dette, si l'on en croit les auteurs de l'étude, puisque les choix budgétaires d'Eva Joly permettent de ramener le déficit public sous les 3 % en 2014. Enfin, contrairement aux idées reçues, selon lesquelles les écologistes seraient tous des adeptes de la décroissance, le modèle soumis à l'audit des chercheurs aurait un effet positif sur la croissance.

Le mécanisme est simple : les créations d'emplois et les investissements verts créent un effet d'entrainement favorable à l'activité économique. Dès la première année d'instauration d'un "budget vert", les mesures préconisées auraient un impact positif de 0,9 point de produit intérieur brut (PIB) et de 1,8 point de PIB sur deux ans.

C'est la première fois qu'un parti politique, et qu'une candidate à l'élection présidentielle soumettent leurs hypothèses de travail à un audit effectué par des chercheurs indépendants. Les résultats obtenus devraient susciter débats et réflexions.

Anne-Sophie Mercier

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