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  • JS Bergues
  • Courriel : joseszyma@gmail.com

Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.
  • Courriel : joseszyma@gmail.com Président bénévole de l'AAEs depuis le 25/10/2012.

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 17:54

La décision du département (voir article VdN) de ne pas financer le barreau (seulement un peu plus que 2 demi rond-points) est un camouflet pour le président de la CCHF qui a soutenu de façon permanente que le département financerait le projet et classerait le barreau de contournement en départementale en lieu et place de la traversée du faubourg.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la CCHF qui devra trouver de nouveaux financements pour la réalisation de presque 2 km de route dans des zones humides (coût de la construction au km plus important) et après avoir au préalable effectué des fouilles au milieu de sites archéologiques remarquables, en partie déjà identifiés, fouilles qui seront source de nouvelles contraintes ou d’interdictions aggravant encore les coûts et allongeant les délais de réalisation .

 

La communication depuis le blog du président de la CCHF est à manier avec beaucoup de précaution. L'exemple du billet de ce dernier samedi en est l’illustration. Il qualifie la décision du conseil départemental d'importante avancée, de quasi victoire, ce qui est en fait, pour la CCHF et pour le projet que son président conduit seul, un échec conséquent qui dément toutes les affirmations qu’il nous assène depuis trop longtemps, affirmations pour lesquelles nous avions à juste titre émis régulièrement de sérieuses réserves. Le retrait du département pour le financement de cette route le met aujourd'hui inévitablement en difficulté.

 

 

Claude ROYER, Président de l'Hirondelles des Faux Bourgs

Un camouflet pour M. Figoureux, Président de la CCHF
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 21:48

Mais pourquoi André Figoureux, Président de la CCHF et pourtant organisateur de la réunion publique de demain mercredi 23/11/2016 à 19h00 à Quaëdypre (salle des fêtes) ne l'annonce t-il pas ?
Ni sur son blog !
Ni sur son compte FB !
Ni par le biais de la gazette communautaire !
Ni par infos toutes boîtes pourtant régulièrement distribuées !

POURQUOI ?

Il ne faudrait pas être trop nombreux à l'interroger lui et celles et ceux qui portent ce projet délirant.

A suivre.




 

Réunion publique de concertation relative à la ZAC de la Croix Rouge B et à son barreau de contournement.

 

            le mercredi 23 novembre à 19 heures à la salle polyvalente de  Quaëdypre 

                             

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:36

Pas encore créée et déjà en grand danger.

Le projet d'aménagement de la zone d'activités commerciale de Quaëdypre a t-il les pieds dans l'eau ?

Ce projet suscite de vives oppositions pour des raisons à la fois d'aménagement du territoire, d'économie et d'écologie et sur ce dernier point, l'on se situe, photos à l'appui, en zone humide et....inondable (cliquez sur le lien ci-dessous)

Merci Jean Sename pour ta contribution

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 18:34
De la part de FAKIR !
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 18:33

Sur le blog d'André Figoureux qu'il m'arrive de consulter, j'ai eu l'agréable surprise de lire cet article.

Il est plutôt rare que je sois d'accord avec lui tant sa politique partisane et clientéliste est à l'encontre de ma vision de la politique mais là j'approuve.


Néanmoins, une question me taraude : " Mais pourquoi ne tient-il pas le même raisonnement avec le commerce local ?" Et donc de proposer le postulat suivant : "Bergues, Wormhout, Esquelbecq et Hondschoote sont elles des villes au commerce local en danger de mort ou alors il n'a rien compris !!!"

La majorité des écoles rurales sont en danger de mort ou alors je n'ai rien compris.

Lille, ce mercredi 17 mars :

Rencontre avec Mr Charlot, Directeur Académique, en compagnie de Mme Catherine Clicteur-maire de Wylder, Mr Vincent Pauwels-maire de Broxeele et de Mr Luc Waymel-maire de Drincham.

Les écoles de Wylder et Drincham n'ont que deux classes et en perdront une en septembre. Les moins de 5 ans, non scolarisés actuellement, ne seront plus accueillis. Les parents de plusieurs enfants vont-ils les scolariser dans deux écoles différentes ? Non.

Ces deux écoles sont menacées de mort dans les 2 ou 3 ans !

Je suis persuadé que la commune de Broxeele n'obtiendra pas l'ouverture de classe souhaitée et qu'elle subira le chantage de fusion des écoles de Broxeele et Lederzeele.

Mr le Directeur d'Académie nous a tenu un beau discours sur le fameux "ascenseur social" Ce dernier sera très probablement bientôt déclaré en panne sur la CCHF car notre territoire perdra 10 postes d'enseignants pour la seule rentrée de septembre.

A chaque fois que nous lui posions une question sur les conséquences de réduire une école à une seule classe, une seule réponse : cela ne relève pas de mes compétences.

Mr Charlot nous a clairement fait comprendre qu'en milieu rural, nous nous dirigions vers les RPC (Rassemblement Pédagogiques Concentrés) d'au moins 10 classes et en un seul lieu.

Quid des transports ? Quid des financements pour ces nouvelles constructions ? Quel avenir pour les bâtiments de nos écoles actuelles ? Ce n'est pas de sa compétence !

Un village sans école est un village mort. Qui va encore vouloir construire dans un village sans école ? Sans recettes nouvelles induites par les nouvelles constructions pour compenser le désengagement de l'Etat, ce sera la faillite pour beaucoup d'entre-eux.

Baisse des dotations de l'Etat de 30 %, incitation à la fusion des communes avec une carotte fiscale garantie pour seulement 3 années, suppression de plus de la moitié de nos écoles en milieu rural : si l'Etat (Gauche et Droite confondues) voulait tuer les petites et moyennes communes, il ne s'y prendrait pas autrement.

Bierne, Socx et Ledringhem ont obtenu satisfaction en manifestant et en barrant les routes. Nous connaissons donc le mode d'emploi pour se faire entendre.

La photo illustre l'assemblée générale de l'Office de Tourisme de Bergues qui a fait de gros efforts pour contenir les frais de fonctionnement. Beaucoup d'inquiétudes pour l'avenir des bénévoles et des salariés car la compétence tourisme relèvera de la CCHF à compter du 1 janvier prochain.L'ensemble des OT sera associé à la mise en place de cette compétence.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:02

Voici quelques plans de ce pré-projet.
Putain, ça donne envie !!!

Luttons contre ce projet et soutenons l'association "l'hirondelle des faux bourgs"

Le pré-projet de M. Figoureux concernant la nouvelle Cité Europe de Quaëdypre-Bergues
Le pré-projet de M. Figoureux concernant la nouvelle Cité Europe de Quaëdypre-Bergues
Le pré-projet de M. Figoureux concernant la nouvelle Cité Europe de Quaëdypre-Bergues
Le pré-projet de M. Figoureux concernant la nouvelle Cité Europe de Quaëdypre-Bergues
Le pré-projet de M. Figoureux concernant la nouvelle Cité Europe de Quaëdypre-Bergues
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 21:26
Dunkerque, les Arena du pouvoir

Dunkerque, dans les Arena du pouvoir

Dunkerque Arena Michel Delebarre Patrice Vergriete

Entre 2009 et 2014, Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de la Communauté Urbaine, rêvait d'une grande salle multi-sport Arena à la hauteur de son ego. Au final, ce projet aura précipité sa chute aux élections municipales de mars 2014 en faveur de Patrice Vergriete (divers gauche). Si ce dernier a fait campagne en dénonçant les pratiques non-démocratiques du maire bâtisseur, son vernis de politique de concertation publique commence à s’écailler : c’est dans l’entre-soi cher aux élus que vient de se décider la construction d’une autre version de l’Arena. Retour sur ce projet qui ne cesse de cristalliser les rancœurs contre un système politique local à bout de souffle.

Les arguments ne manquaient pas pour s'opposer au projet de la salle Arena qui pointe son nez à l’été 2009 : projet sur-dimensionné (10.700 places pour un territoire de 200.000 habitant.es), contrat décrié (Partenariat Public-Privé et donc perte de la maîtrise publique) entre les mains d'un géant du BTP (Vinci), coût faramineux (260 millions d'euros), lieu d'implantation à proximité d'une usine pharmaceutique classée SEVESO, et construction d’un centre commercial « Grand Nord » attenant à la salle, qui fragiliserait des commerces de proximité déjà affaiblis par la présence massive de grandes surfaces sur l'agglomération. Et pourtant le projet a été voté les yeux fermés par la majorité des élu.es de la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD). Il aura fallu attendre que des habitant.es, environnementalistes et syndicalistes s'emparent du sujet pour que le débat sorte du conseil communautaire et enflamme la vie politique dunkerquoise à un an des élections municipales. La Brique a passé au scalpel ce Grand Projet Inutile qui assomme aujourd'hui les Dunkerquois.es d’une dette de 30 millions d’euros.

Unanimité forcée

En juillet 2009, les quatre-vingt-un élu.es de la Communauté Urbaine doivent voter le principe de la réalisation d'une grande salle multi-usages. Le procès-verbal du conseil laisse percevoir quelques inquiétudes chez certain.es, essentiellement des communistes, des verts et des frontistes, mais le projet ne rencontre guère de franche résistance. La délibération est adoptée à l'unanimité, et compte sur le soutien des maires des grandes villes voisines (Damien Carême, David Bailleul, Bertrand Ringot, Christian Hutin1). Seuls seize élus communautaires s'abstiendront.

Michel Delebarre peut se frotter les mains, il passera à la postérité en faisant construire la plus grande salle de sports au nord de Paris. Son objectif est clair : relancer l'« attractivité » d'un territoire qui souffre de sa spécialisation à outrance dans l’industrie sidérurgique, métallurgique, et pétrochimique2, qui connaît un taux de chômage de 12,5% et qui perd environ mille habitant.es chaque année depuis 2000. À Dunkerque, les politiques semblent convaincus que le triste bilan économique s'efface à coup de sport-spectacle.

Aux grands maux... les grands remèdes.

Mais comment financer un tel projet en période de crise ? En juillet 2010, les élu.es valident le recours au contrat de type Partenariat Public Privé (PPP) pour le financement, la conception, la construction, la maintenance et l'exploitation de la salle Arena. Si les ménages modestes ont le crédit pour satisfaire leurs désirs de consommation, les collectivités locales, elles, ont le PPP pour satisfaire leurs envies de grandeurs.
Exit la maîtrise publique, tout est transféré au privé. C'est la multinationale Vinci qui remporte le marché en octobre 2012. Et avant même que les élu.es valident par un vote le choix du délégataire, Michel Delebarre fanfaronne : « Je suis tranquille, je vous donne rendez-vous à l'inauguration3 ».

Versatile Vergriete

Fort du soutien enthousiaste de ses compères, le maire veut accélérer les choses pour que la première pierre soit posée en octobre 2013. Mais un grain de sable vient enrayer la mécanique : des habitants tiquent face au manque de consultation autour d'un projet qui engage la collectivité dans un contrat de 27 ans et pour plus de 260 millions d'euros.

En pleine médiatisation de la lutte des zadistes contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les mots PPP et Vinci suscitent la méfiance, comme l'explique Camille4, militant opposé à l'Arena : « Ce qui a éveillé ma curiosité, c'est l'association PPP-Vinci. Je savais qu'un peu partout en France des luttes locales s'organisaient contre des grands projets imposés, dont une majeure partie sont réalisés grâce aux PPP. Ici, il n'était pas question d'un aéroport, d'un stade de football ou d'une ligne TGV, mais quand même, mettre presque 300 millions dans une salle indoor à Dunkerque, c'était totalement surréaliste ».

Au printemps 2013, la résistance bourgeonne. Des habitants, des militants écologistes, du syndicat SUD Solidaires, et une partie de la gauche (NPA, Front de Gauche) s'allient et créent l'association Arena, Non Merci. Ils ne sont pas les seul.es à s’organiser. À un an des élections municipales, l'Arena a ouvert une brèche dans laquelle tous les opposants politiques de Delebarre s'engouffrent pour plomber son projet et, surtout, pour le détrôner. C'est le cas de Patrice Vergriete qui rentre dans la bataille des municipales avec Dunkerque en Mouvement. Adversaires pour le siège de maire, c'est pourtant une toute autre relation qui liait les deux hommes par le passé. Polytechnicien, conseiller de Claude Bartolone et Martine Aubry, Vergriete revient en 2000 à Dunkerque pour prendre la direction de l'Agence d'urbanisme (AGUR) que lui confie Debelarre.

Dès 2001, il fait partie de la liste du candidat PS pour les élections municipales et devient son adjoint à la jeunesse. Certains le voient comme son successeur potentiel. Mais en mai 2013, il décide de démissionner de son poste d'adjoint aux sports à la mairie, affirmant ne plus se reconnaître dans la politique menée par son ancien mentor avec lequel il a collaboré pendant douze années... Sincère ou opportuniste, il critique le népotisme de Delebarre, son cumul des mandats (3 mandats et 23 fonctions), sa vision économique du territoire et le projet Arena. Il s'impose alors comme une nouvelle force politique capable de renverser l'immuable Delebarre.

Une enquête publique pour la forme

Tout.es les opposant.es se donnent rendez-vous lors d'un débat public organisé en juin 2013 à l'initiative du sous-préfet de Dunkerque dans le cadre de l’enquête publique. Plus de 500 personnes sont présentes. Outre quelques habitant.es et les anti Arena (Dunkerque en Mouvement, Arena, non Merci, mais aussi Les Amis de la Terre et l'Adelfa5), des pro Arena font le déplacement. Ce sont majoritairement des représentants des clubs locaux de basket et de handball et quelques militant.es PS venu.es soutenir Delebarre, qui n'a pas jugé digne se déplacer ce jour-là.
Il est néanmoins représenté par des proches collaborateurs qui animent le débat. Parmi eux, Vincent Leignel, chargé de mission à la CUD sur des questions d'aménagement. Le patron a envoyé l'homme de la situation pour rassurer les opposants et essuyer leurs critiques. Nul doute sur son « devoir de neutralité » et ses « compétences » de technicien CUD dans l'analyse et la mise en place d'un tel projet lorsque l'on sait qu'il est également adjoint à l'urbanisme à la mairie de Dunkerque et administrateur de l'USDK, le club de handball de la ville. Autant dire qu'avec ces trois casquettes, la construction de la salle Arena l'intéresse au plus haut point.
Autre technicien envoyé au front ce jour-là : Dominique Deprez. On s’étonne que Delebarre l'ait choisi comme chef de projet Arena alors qu'il était auparavant directeur de la Soginorpa (2005-2011), premier bailleur social de la région minière du Nord-Pas-de-Calais, épinglée sévèrement par la Cour régionale des comptes en 2009 pour gestion hasardeuse et dangereuse de ces 63 000 logements miniers. Le scandale est révélé en septembre 2010 par la diffusion par France Inter et Rue 896 du rapport définitif de la CRC resté « confidentiel » jusqu’alors. La société n'a cessé de s'endetter pour mener une politique de placements à risques dans le seul but de dégager le maximum de produits financiers. En gros, Deprez faisait partie d'une équipe d'élus et de techniciens qui a joué à la roulette russe avec les maisons des mineurs. S’il s’agit de s’amuser avec les biens des habitant.es et l’argent public, soyons serein.es, Delebarre a su dégoter l’expert.

Malgré les arguments transmis à la commission d'enquête publique, celle-ci donnera un avis favorable au projet. Aurait-il pu en être autrement quand le président de cette commission, Michel Gilmet, est un proche collaborateur de monsieur le maire ?
La mairie de Dunkerque peut ainsi délivrer en octobre 2013 le permis de construire à la Société Dunkerque Arena.

Game of Thrones

Les choses s’accélèrent pour que les travaux débutent avant les élections de mai 2014. Mais l'Adelfa dépose un recours gracieux contre le permis de construire, ce qui empêche tout début de travaux. Pendant le mois de décembre 2013, des militant.es d'Arena, non merci et des environnementalistes dénoncent la présence de bulldozers sur le futur terrain de construction et rappellent l'interdiction de réalisation de travaux tant que le recours gracieux reste valide.
La CUD, par la voix de Dominique Deprez, se défendra d'une manière assez maladroite dans les colonnes de La Voix du Nord du 23 décembre 2013, en prétextant la présence des bulldozers par la nécessité de récupérer les graines et racines des végétaux de la zone afin de les déplacer en dehors du futur chantier. Protéger la nature avec des bulldozers ne semble pas contrarier la CUD.

Pour contrer la mise en route du chantier, Arena, non Merci, Les Amis de la Terre, et l'Adelfa se coordonnent dans le collectif Stop Arena. Deux manifestations s’organisent. Quatre cents personnes sont présentes pour la première. Parallèlement, l'Adelfa engage le 21 mars 2014 un recours en annulation du permis de construire devant le tribunal administratif de Lille, ce qui entraîne une suspension du contrat PPP au lendemain du premier tour des municipales. Vergriete arrive en tête avec 36,05% des suffrages contre 28,86% pour Delebarre.

Véritable claque pour le maire de Dunkerque, celui-ci n'hésite pourtant pas dans l'entre-deux-tours à proposer un référendum sur l'Arena. Vergriete est élu au second tour avec 55,53% des voix et empoche dans la foulée la présidence du conseil communautaire grâce aux soutiens de deux maires : celui de David Bailleul et celui Damien Carême, qui une semaine auparavant soutenait encore Delebarre au second tour des municipales7.

Ce chamboulement de la vie politique locale va entraîner l'enterrement du projet. La délibération de résilier le contrat de partenariat avec Vinci est votée à la majorité par le conseil communautaire. Seuls quatre élus, dont Delebarre, voteront contre. Dans un retournement de veste magistral, tous les maires qui se sont positionnés en faveur des différentes délibérations, en 2009, 2010 et 2012, concernant le lancement de l'Arena ont voté pour la résiliation du contrat en mai 2014.

La sanction de la Cour des Comptes

Si le collectif Stop Arena n'a cessé de dénoncer la gabegie financière que représentait le projet ou les différentes irrégularités qui entachaient les procédures administratives et juridiques8, un bon nombre d'informations capitales restaient inaccessibles, comme les annexes du montage financier du PPP protégées par le secret commercial et industriel.
En août 2015, la Chambre régionale des Comptes (CRC) publie son rapport sur la gestion des finances de la CUD (période 2007-2013), ce qui permet de remédier à ce manque de transparence inhérent aux contrats PPP et permet de voir de quelle manière l'équipe en charge de l'Arena a géré le dossier pendant les cinq années de vie du projet.

La première irrégularité concerne l'étude de pré-faisabilité. La CUD a fait appel au cabinet SportFive (Lagardère Unlimited) en consultation directe, ce qui contrevient aux principes de la commande publique : l'obligation de mettre en concurrence les entreprises n'a pas été respectée.

Par ailleurs, la CRC s'étonne qu'aucune clause suspensive n'ait été prévue dans le PPP signé entre la CUD et la Société Dunkerque Arena (intermédiaire de Vinci). Il s'agit pourtant de prévoir l'annulation du projet en cas de non financement, ou d'impossibilité de l'achat du terrain par exemple. Cette suffisance coûtera cher à la collectivité : 9,44 millions d'euros HT pour l'obtention du permis de construire, pour la suspension du chantier pendant la période électorale, et pour la suspension du contrat suite à un recours contentieux.

Enfin, la CRC relève que « la CUD ne disposait strictement d'aucune garantie quant à l'acquisition du terrain d'implantation du stade ». Aussi surréaliste que cela puisse paraître, la CUD n'avait aucun droit sur le terrain du site du Noort Gracht de 239 459m² retenu pour implanter l'Arena. Cela n'a pas empêché le promoteur immobilier de donner son autorisation à la CUD pour « effectuer différentes études, accéder au terrain et commencer les travaux ».

Tout a donc été réalisé dans la précipitation pour que le projet aboutisse le plus rapidement possible, même si au passage, le droit, les réglementations administratives et juridiques ont été bafouées. Pire encore, la CUD doit finalement s'acquitter auprès de la Société Dunkerque Arena des frais de résiliation de contrat pour cas de force majeure, évalués entre 8 et 10 millions d'euros. Si on les additionne aux dépenses déjà payées pour les différentes études menées (13 millions) et aux causes de suspension évoquées précédemment, le coût total pour une salle qui ne verra jamais le jour est estimé à plus de 30 millions d'euros. On laisse aux Dunkerquois.es le soin de se faire les fonds de poche.

Autisme ou syndrome d'hubris ?

Cet épisode aura révélé au grand jour ce qui était déjà sous-jacent depuis plusieurs années, et qui s'est intensifié avec le renforcement de l'intercommunalité : la création d'une faille énorme entre une oligarchie politique locale qui a voulu s'affranchir de toute contrainte démocratique, et des habitant.es qui réagissent de plus en plus vivement aux grands travaux, présentés comme étant la solution à la crise économique.

Interviewé dans l'émission La Voix est Libre le 24 octobre 2015 sur France 3, Delebarre, certainement en manque de considération médiatique après un an de silence, explique que le pouvoir l'a « peut-être rendu un peu autiste » et qu'il n'a « pas toujours écouté certains messages ». « Autiste et pas hautain ? » enchaîne le journaliste, « non, hautain n'est pas dans ma nature... » réplique le sénateur PS qui n'a rien perdu de son arrogance.
Perte de contact avec la réalité, conviction que ses intérêts sont identiques à ceux de la population, confiance excessive en sa propre opinion, croyance inébranlable d'être au-dessus du jugement de ses compères ou de l'opinion publique, autant de signes du syndrome d'hubris, qui devraient amener Delebarre à consulter. L'Arena, symbole de sa mégalomanie et de sa démesure, aura provoqué sa déchéance... mais sera finalement construite - dans une autre mouture - sous le mandat de Patrice Vergriete.

Tout juste élu président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand (Les Républicains) a annoncé début janvier qu'une salle, plus petite, moins chère et sans PPP, allait voir le jour à Dunkerque avec le soutien financier de la région9. La CUD n'aura à sortir de sa poche « que » trois millions d'euros. Une décision qui « confirme la pertinence et l'urgence d'un tel projet10» pour Delebarre. Les maires de la CUD se sont donc empressés de choisir le lieu d'implantation de la salle qui verra le jour à Saint-Pol-sur-Mer (commune du grand Dunkerque), une des villes les plus pauvres de France.

Au final, Patrice Vergriete, qui voulait se démarquer des pratiques de son prédécesseur, semble prendre le même chemin que lui, en voulant bétonner à tour de bras une agglomération qui étouffe sous le bitume, et en évitant toute concertation citoyenne réelle et sérieuse sur les grands projets du territoire (par exemple sur l’Arena ou la nouvelle patinoire) quand ce ne sont pas de pures simulacres de démocratie participative (sur la question des transports publics ou celle de la gestion de l'eau, entre autres).

L'histoire ne se répète pas, écrivait Marx, elle est soit une farce, soit une tragédie. Espérons que les Dunkerquois.es seront assez vigilant.es pour qu'elle ne soit ni l'une, ni l'autre.

http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/759-dunkerque-dans-les-arena-du-pouvoir

Vassili

1. Respectivement maires de Grande-Synthe, Coudekerque-Branche, Gravelines et Saint-Pol-sur-Mer
2. Quinze sites Seveso s'étendent sur l'agglomération
3. Procès-verbal du conseil communautaire du 11 octobre 2014, page 19
4. Pour préserver leur anonymat, les militants qui luttent contre les grands projets imposés et inutiles (Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Center Parcs de Roybon) ont choisi de tout.es se dénommer Camille.
5. Assemblée de Défense de l’Environnement du Littoral Flandre-Artois (ADELFA) est une fédération associative qui regroupe plus de 30 associations implantées sur le littoral, de la frontière belge à Boulogne-sur-Mer, mais également en zone rurale.
6. Lire à ce sujet : Davir Severnay, Au Nord, on spécule (mal) avec les maisons des mineurs, RUE 89, 20/09/2010
7. « Entre-deux tours à Dunkerque : le PS sonne la révolte, Vergriete s’indigne », La Voix du Nord, 26 mars 2014
8. Pour lire l'ensemble de l'argumentaire du collectif contre le projet, consultez ce site
9. Libération, 4 janvier 2016
10. Delta FM, 6 janvier 2016

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 22:57

Dimanche 06 décembre, notre région peut basculer vers des horizons aussi risqués qu'incertains. Je ne m'y résigne pas !


J'envoie donc ce message à tous mes amis et à toutes mes relations pour vous inciter à aller voter dès ce dimanche.

Je m'autorise également à vous rappeler que je suis candidat sur la liste du Rassemblement conduite par Sandrine ROUSSEAU ; j'y figure en 5ème position sur la liste du Nord donc en position éligible pour vous représenter au conseil régional.Et vous savez toutes et tous que ce que je dis, je fais.
Ce rassemblement regroupe des associations citoyennes soutenues par plusieurs partis politiques (Nouvelle Donne bien entendu puisque j'y suis depuis deux années mais aussi le front de gauche / parti de gauche, eelv et la nouvelle gauche socialiste).

N'hésitez pas à lire ce que nous proposons en consultant notre site : lerassemblement-npdcp.fr

J'espère que vous recevrez positivement mon appel et que dimanche soir la blonde venue d'ailleurs ne sera pas à la présidence de la région.


N'hésitez pas à me faire un retour.

Cordialement

José SZYMANIAK

Après-demain, il sera peut-être trop tard.
Après-demain, il sera peut-être trop tard.
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 00:09


En fin de semaine dernière, j'étais à Madrid en déplacement pour le boulot.

Mon coeur s'est emballé quand j'ai vu cette banderole déployée par la mairie et la nouvelle maire soutenue par PODEMOS.

Pourquoi ne voyons nous pas ou trop peu cela chez nous ? A Dunkerque, Téteghem, Leffrinckoucke, Bergues, Zuydcoote, Steenvoorde et autres. Car la Le Pen fait le job et inculque petit à petit la haine de l'autre y compris malheureusement chez certains de nos élus qui ont pourtant a priori l'esprit républicain.

Courage ! Ne fuyons pas et battons-nous ensemble pour une nouvelle société de partages et d'échanges à construire à l'envers du libéralisme qu'on nous impose..

Déplacement à Madrid
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 22:26

Et oui.

Et là on est servi. Pinocchio a à nouveau sévi.

Augmentation de la part de la taxe foncière de l'intercommunalité de plus de 77%.

Augmentation communale : 0%

Augmentation départementale : 0%

Augmentation SIVOM (ordures ménagères) : + 2% pour moins de services.

Et pourtant la soupe vendue du rapprochement inéluctable des communautés de communes devait nous faire faire des économies d'échelle et réduire TOUS les impôts.

La preuve par le chiffre.

Bientôt, nous serons tel ce coq ! Merci.

Les promesses n'engagent que ceux qui les croient !
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